Equipe "Arts et savoirs"

  • Aide
  • Recherche
  • Facebook
  • Twitter
ALTER - Arts/Langages : Transitions et Relations
PDF
Vous êtes ici :

Equipe "Arts et savoirs"

Mots‐clés : Critique d’art ; Débats théoriques et historiographiques ; Essais ; Documentaires ; Édition scientifique ; Histoire de l’art et des sciences ; Transmission des savoirs ; Histoire du lexique ; Figures du savant ; Écologies du littéraire.

Périodisation : de l’Antiquité à nos jours

La recherche menée au sein de cet axe s’inscrit dans une perspective diachronique large (du Moyen Âge au XXIe siècle) et dans une interdisciplinarité revendiquée. Les termes d’art et de littérature y sont pris au sens large de configuration imaginatives et/ou configurations du donné afin d’intégrer les genres de l’essai et du document. La notion de savoir, quant à elle, détermine plusieurs approches qui relèvent à la fois de l’épistémocritique, de l’histoire des idées et des représentations et de l’étude de la langue.

Il s’agit de travailler aux frontières des disciplines et des champs constitués du savoir, d’en interroger les configurations, d’explorer les voisinages et les connivences. L’étude des configurations des savoirs se fera par l’observation des différents régimes de lisibilité et de visibilité mis en jeu par la construction des discours littéraires, artistiques et scientifiques.

Arts du savoir /Savoirs des arts

Essais, critique littéraire et critique d’art

Le corpus de ce programme comprend des textes en prose relevant de la critique d’art (littéraire ou art plastique) ou de l’essai esthétique, qui interrogent les limites à la fois internes et externes du domaine littéraire. Inscrits dans une démarche explicite de promotion ou de savoir autant que de création proprement dite, ils ouvrent sur des pratiques d’écriture dont le statut littéraire ne va pas de soi. Parce que ces textes sont souvent liés à des polémiques ponctuelles ou à des querelles au long cours – esthétiques, théoriques, historiographiques –, ils révèlent aussi le principe agonistique de toute création ou réception : ce qu’on nomme « art » ou « littérature », c’est certes « ce qu’on enseigne », comme le disait Barthes, mais aussi et surtout ce dont on débat.

Le bénéfice escompté pour la recherche en littérature est au moins triple :

  • sortir de l'opposition littéraire/non littéraire et établir des passerelles conceptuelles permettant un dialogue indispensable entre les disciplines concernées par le commentaire et les savoirs sur l'art ;
  • contribuer à une histoire de la valeur culturelle et sociale de la parole des écrivains.
  • repenser l’historicité et la transhistoricité de l’idée de littérature, au‐delà de la partition entre régime ancien des Belles‐Lettres et régime moderne de l’esthétique.

Formes documentaires : textes et films

L’étude des formes documentaires a un objectif double : d’une part, produire une rhétorique comparée de la littérature et du cinéma non‐fictionnels, d’autre part, comparer les types de savoirs produits par les formes fictionnelles et les formes documentaires. Cette étude se concentre principalement sur trois domaines d’investigation :

  • la littérature documentaire et le cinéma documentaire stricto sensu, envisagés selon une double orientation : essayistique (analyse et théorie) et journalistique (actualité),
  • les phénomènes de citation, de montage et de recyclage (champ historique et champ artistique) et les effets de polyphonie énonciative
  • les pratiques documentaires autour du film de fiction : le making‐of, d’une pratique à un « genre » cinématographique ? quel rapport au savoir : populaire, encyclopédique, génétique ou véritablement critique ?

Discours littéraires et discours scientifique (agronomie, biologie, géographie, médecine, zoologie)

Sciences et lettres : Moyen Âge et XVIe siècle

À travers des projets menés en collaboration avec des collègues d’autres universités et des projets communs initiés au sein du centre de recherche, les chercheurs de l’équipe s’intéressent à l’émergence d’un discours scientifique en langue française, à une période où la distinction entre science et littérature n’est pas une évidence et où le savoir est d’abord conçu comme un héritage.

Des textes et un lexique spécialisés apparaissent dans des œuvres du XIVe au XVIe siècle, qui font l’objet de travaux d’édition critique en cours, auxquels participent des chercheurs de l’équipe : Le Livre des propriétés des choses de Jean Corbechon édité sous la direction de Joëlle Ducos (C. Rochelois), Le Livre des profits ruraux et champêtres édité sous la direction de Fleur Vigneron (C. Rochelois), ainsi que l’édition des Œuvres d’Ambroise Paré sous la direction d’Evelyne Berriot‐Salvadore (G. Pineau).

La place singulière de la zoologie a déjà fait l’objet de deux journées d’étude intitulées « L’école des bêtes (XIIe‐XVIe siècle) », coorganisées par G. Pineau et C. Rochelois, la première le 17 novembre 2016, en collaboration avec le Château de Pau et la seconde le 20 avril 2017 à Bayonne. Les recherches menées par l’équipe sur les textes littéraires et scientifiques du Moyen Âge et du XVIe siècle sont naturellement propices aux collaborations avec d’autres champs disciplinaires. Les représentations dégagées par l’étude de ces œuvres demandent à être confrontées aux résultats obtenus par les historiens ou les archéologues qui étudient ces mêmes périodes, afin de mieux apprécier la distance plus ou moins importante entre nos sources et la réalité. Un dialogue entre sources littéraires, documents règlementaires et pratiques et données archéoichtyologiques est à l’origine d’un ouvrage en préparation sur les poissons dans la France du Nord du Xe au XVIe siècle (C. Rochelois).

Écritures de la terre

Ce projet participe des préoccupations critiques sur l’environnement dont fait foi, en littérature, le développement des approches ethnopoétiques ou géopoétiques voire écopoétiques. L’objectif est double :

  • Dans un premier temps, explorer en diachronie la configuration littéraire du monde de la terre depuis l’Antiquité en termes de représentations et de langue.
  • Dans un second temps, plus théorique et heuristique, se demander ce que la question de la terre, envisagée d’un point de vue géographique, sociologique voire physique et biologique peut apporter à l’investigation littéraire.

Un séminaire annuel « Littérature et ruralité » animé par C. Rochelois et D. Vaugeois a déjà accueilli des chercheurs invités autour de ce double objectif. Il se poursuivra en 2017‐2018 il doit aboutir à l’organisation d’un colloque en 2019.