2018-03-Journée d’études Lexique et frontières de genres

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Arts/Langages : Transitions et Relations (ALTER)
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Journée d’études Lexique et frontières de genresPau

UPPA, Pau

Org. : S. Bédouret-Larraburu, C. Copy, R. Nita

Présentation                   

La question des genres littéraires et paralittéraires intéresse les théoriciens de la littérature et de la langue dès la Poétique d’Aristote. Une théorie des genres vise à déterminer des critères formels pour construire des sous-catégories : roman épistolaire, scène de théâtre, essai… Il s’agit ici de considérer le genre dans son acception la plus large, d’œuvre sans prise en considération de sa littérarité et de montrer en quoi le choix du lexique peut permettre de classer les œuvres, les textes. En quoi le lexique peut-il permettre d’entrer dans la texture des genres ?

Ces journées d’étude ont pour objet de réfléchir à une manière de classer le lexique, à partir des genres, et des frontières plus ou moins poreuses qui les séparent, mais également de classer les genres à partir des unités lexicales qui les caractérisent. Certaines parties du discours sont-elles plus présentes dans certains genres? On a pu parler de lexique poétique « les cieux, l’azur, le firmament, l’onde ». Les adjectifs évaluatifs parcourent l’article à sensation. Les choix diastratiques, diatopiques et diachroniques du lexique interrogent également la classification générique. Par exemple, le roman naturaliste a ainsi été décrié pour son lexique trop cru. Qu’est-ce que la compatibilité des formes avec un genre donne comme information sur ces mêmes formes ?

On pourra, en outre, s’interroger sur la création lexicale. L’essai, l’article scientifique sont-ils les seuls à favoriser les néologismes ? Certains genres littéraires sont-ils caractérisables par l’inventivité lexicale ?

D’un point de vue linguistique, la question générique se pose également à un niveau macro-textuel: en quoi les formes textuelles codifiées participent-elles à la construction du sens de l’énoncé, et plus particulièrement au découpage des notions lexicales en contexte? Quelle influence de ce qui peut s’apparenter à un certain figement du texte sur la stabilisation référentielle des unités lexicales qui le composent? On pourra également s’interroger sur ce qu’une lecture générique des textes nous permet de dire sur les liens sémantiques entre les lexies: synonymie, antonymie, hyperonymie etc. sur les questions liées à la polysémie et à ce qui est communément appelé transfert ou glissement sémantique (métaphore, métonymie, symbole, par exemple). Certains genres (le roman policier, par exemple), privilégient-ils certains aspects de la phraséologie (expressions figés ou collocations) et s’agit-il dans ce cas de traits génériques partagés à travers les langues ? On pourrait s’interroger dans ce cas sur leur approche en traduction ou bien sur l’intérêt didactique de l’enseignement des genres.

On pourra travailler la répétition de certains mots comme procédé rhétorique: quels genres jouent sur ce procédé avec quels effets de sens? La répétition dans un discours politique a –t-elle le même effet que dans une élégie ? On pourra ainsi également s’interroger à partir de schémas de répétition récurrents dans un genre spécifique sur le continuum entre niveau lexical et niveau syntaxique.

Les études de fréquence sont également les bienvenues : il s’agira là encore de montrer comment la fréquence d’une isotopie, d’une famille lexicale, aide à la construction d’une reconnaissance générique. Utilise-t-on la transitivité des verbes de la même manière dans les différents genres ?

Les réflexions engagées viseront notamment à proposer des contributions originales sur la façon dont le fonctionnement du lexique est mis à contribution dans la stratégie générique des textes, mais également comment cet usage générique du lexique permet d’appréhender une représentation de l’organisation du lexique au niveau linguistique, c’est-à-dire au niveau des langues mais aussi au niveau langagier.

Une approche comparative tant entre les genres qu’entre les langues à l’intérieur d’un genre spécifique est une dimension que nous souhaitons également voir prise en compte.

Langues de travail : toutes.

Langues de communication : français et anglais.

Deux journées d’étude sont prévues :

  • Une à Pau : 22 mars 2018. Il s’agira d’abord de réfléchir aux genres littéraires et paralittéraires.
  • Une à Poitiers : automne 2018, davantage tournée vers les corpus journalistiques, écrit et oral.

Les propositions de communication pour la première journée devront être envoyées pour le  10 décembre  2017.

Les propositions de communication pour la seconde journée devront être envoyées pour le  10 avril  2018.

Celles pour la seconde journée devront être envoyées pour le  aux trois organisatrices.

Laboratoires organisateurs : CRPHLL– FoReLL EA 3816, Université de Poitiers.

Organisateurs : Sandrine Bédouret, Christine Copy, Raluca Nita.

 

 Programme

 

Contacts :

sandrine.bedouret @ univ-pau.fr

christine.copy @ univ-pau.fr

raluca.nita @ univ-poitiers.fr