Séminaire “Narrer la biodiversité” séance 4Campus de Pau, bât. Lettres, salle 318 et en visio
Le 22 mai 2026 de 16h00 à 18h30
La prochaine séance du séminaire interdisciplinaire Narrer la biodiversité se tiendra le vendredi 22 mai 2026, de 16h à 18h30, dans le bâtiment des Lettres, salle 318, et sera également accessible en ligne.
Nous aurons le plaisir d'accueillir Michel Collot (chercheur en littérature, philosophie et poète - Université Sorbonne Nouvelle) et Yves Meinard (chercheur en philosophie de l'environnement et écologue - Université d'Aix-Marseille).
Michel Collot - « Poésie et biodiversité »
Résumé : « J’évoquerai deux tentatives récentes et remarquables pour rapprocher poésie et biodiversité : celles de Pierre Vinclair et de Fabienne Raphoz.
En 2020, Pierre Vinclair a fait paraître un recueil de poèmes intitulé La Sauvagerie, et un essai qui se présente comme un plaidoyer en faveur « d’une poésie de la résistance écologique », sous le titre Agir non agir. Un des premiers recueils de Fabienne Raphoz, Jeux d’oiseaux dans un ciel vide, propose une sorte de « catalogue d’oiseaux », qui se veut conforme « aux règles actuelles de la classification du vivant ».
La défense et illustration de la biodiversité passe principalement chez Vinclair par le travail de la forme, chez Raphoz par la mobilisation d’une nomenclature ornithologique. Ce privilège accordé à la fonction poétique ou à la fonction référentielle du langage laisse à mes yeux trop peu de place à l’expression de cette dimension sensible de notre relation au vivant, que j’appelle notre écosensiblité. »
Yves Meinard - « L’“intuition” des zones humides »
Résumé : « Longtemps considérées dénuées d’intérêt voire insalubres, les zones humides sont aujourd’hui l’objet de nombreuses politiques environnementales qui visent à les préserver, voire les restaurer, à toutes les échelles, en grande partie en raison de leur contribution au maintien la ressource qualitative et quantitative en eau et autres « services écosystémiques ».
Les concepts de zones humides qui accompagnent ces politiques sont cependant multiples et ambigus. Ils semblent en mesure de relier appréhension commune et définition scientifique, mais peuvent créent des malentendus.
Dans ce séminaire, nous souhaitons défendre l’idée que ce statut paradoxal fait des zones humides un « objet » intéressant pour repenser certaines aspects de notre rapport catégorial à la réalité de la nature que l’on cherche, par de telles politiques, à préserver. »
Les présentations seront suivies d'un moment d’échange et de discussion que nous espérons à la fois stimulant et convivial.
Ce séminaire est organisé dans le cadre de la chaire Enjeux écopoétiques contemporains .
Contact : riccardo.barontini @ univ-pau.fr
