Journée d'étude Changer d'air/ At home with immensity

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ALTER - Arts/Langages : Transitions et Relations

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Directrice : Hélène LAPLACE-CLAVERIE

helene.laplace-claverie @ univ-pau.fr     

 

Secrétariat : 05.59.40.73.76

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Appui à la Politique de Recherche : 05.59.40.72.36

Marie-Manuelle Marcos (marie-manuelle.marcos @ univ-pau.fr)

 

 

 

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Journée d'étude : Changer d’air, s’acclimater, s’enraciner ; dynamiques et enjeux géopoétiques de l’appropriation du paysage de montagne

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Changer d’air, s’acclimater, s’enraciner ; dynamiques et enjeux géopoétiques de l’appropriation du paysage de montagne.

« Pour rendre compte de la complexité de phénomènes tels que le paysage, il faut « substituer » à une pensée qui isole ou sépare (…) une pensée qui distingue et relie » (Michel Collot, La pensée paysage, 55).

 

Exploits, excursions, expéditions – c’est en ces termes qu’est souvent décrite l’ascension des sommets par les voyageurs étrangers qu’un désir d’exotisme conduisit à explorer les montagnes d’Europe tout au long des XVIIIème et XIXème siècle. De la chaîne des Pyrénées à celle des Alpes, les récits de ces voyageurs (mais aussi les objets qu’ils rapportent et les représentations artistiques qu’ils composent sur place ou à distance de leurs séjours) dessinent les contours d’une montagne inaccessible et dangereuse, étrange et étrangère, haut-lieux d’émotions esthétiques liées à l’effroi et la conquête.

Néanmoins, aux côtés de ces représentations codifiées par des références à des catégories philosophiques bien connues (sublime, pittoresque), s’exprime en creux un autre rapport au paysage qui infléchit le regard et semble indiquer une autre voie : celle de l’émotion et de la construction d’une intimité profonde entre le paysage et la sensibilité du « paysageur » (Baldine de Saint-Girons).

Aux antipodes d’un pyrénéisme ou d’un alpinisme conquérant, c’est à l’étude de ce rapport de familiarité induit par l’expérience du paysage de montagne que nous proposons de nous intéresser. Comment se manifeste-t-il, et quels en sont les modèles ? A quelle forme de récit ou de réalisations (artistiques ou autres) donne-t-il lieu ? Peut-on en décrire des mécanismes communs par-delà les expériences individuelles et les sites évoqués ? Quels concepts ou outils théoriques peut-on emprunter à différents champs disciplinaires (géographie, sociologie, anthropologie ou philosophie) pour caractériser cette perception du paysage et enrichir la critique de nouveaux outils méthodologiques ? Peut-on relier les modes d’appréhension du passé à l’expérience du paysage telle qu’elle apparaît aujourd’hui ?

Cette notion de familiarité traverse-t-elle les époques et les frontières pour dessiner l’émergence d’une identité culturelle européenne commune ou trace-t-elle au contraire les contours de points de vue nationalistes distincts et rivaux ?

Les communications pourront porter sur des figures particulières ou aborder des réflexions plus larges et faire référence à des outils méthodologiques des sciences humaines et sociales. Elles pourront également s’intéresser aux relations fertiles entre art et science et à des questions d’ordre terminologique ou épistémologique.

Les propositions pour des communications d’une vingtaine de minutes sont à envoyer avant le 15 février 2021 à l’adresse suivante : laurence.roussillon-constanty @ univ-pau.fr

 

 

Bibliographie sélective :

 

Berque, Augustin. La Pensée paysagère. Paris, Archibooks, 2008.

Collot, Michel. La Pensée-paysage, Arles/ Paris, Actes Sud/ENSP, 2011.

Dagognet, D. (dir.). Mort du paysage ? Philosophie et esthétique du paysage, Seyssel, Champ Vallon.

Desportes, Marc. Paysages en mouvement : transport et perception de l'espace XVIIIe - XXe siècle - Gallimard Coll. Bibliothèque illustrées des Histoires, 2005.

Pety Dominique, Schmutz Hélène, Bouvier Pascal (dir.), Représenter les paysages hier et aujourd'hui. Approches sensibles et numériques, Presses universitaires Savoie Mont Blanc, collection "Patrimoines", 2020.

Roger, Alain. Court Traité du paysage, Paris, Gallimard, 1997.

Schmutz, Hélène, Olivier Chavanon, Émilie-Anne Pépy et Dominique Pety (dir.), Paysages inhumains, Éditions de l’Université Savoie Mont Blanc, collection Sociétés, Religions, Politiques, vol. 51, 2021.

White, Kenneth. Marche et paysage : Les chemins de la géopoétique (Métropolis, 2007 - collectif)

White, Kenneth. Le plateau de l’Albatros : introduction à la géopoétique. Grasset, 1994.

 

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Symposium: Friday, May 13 2022

Deep Breath!

At home with immensity: experiencing the mountain landscape from within

"To account for the complexity of phenomena such as landscape, it is necessary to "substitute" a thought that isolates or separates (...) with a thought that distinguishes and connects" (Michel Collot, La pensée paysage, 55).

 

Exploits, excursions, expeditions - these are the terms often used to describe the experience of foreign travellers exploring the mountains of Europe in the course of the 18th and the 19th centuries. In many cases, their accounts of travelling abroad (but also the objects they brought back and the artistic representations they composed on the spot or at a distance from the place represented) draw the contours of an inaccessible and dangerous mountain, strange and foreign, a place of aesthetic emotions linked to fear and conquest.

However, alongside these representations codified by references to well-known philosophical categories (the sublime, the picturesque), another relationship to the landscape is expressed, one that inflects the gaze and seems to indicate another path: that of empathy and the construction of deep intimacy between the landscape and the sensibility of the landscape artist.

At the opposite end of the spectrum from Pyrenean or Alpine mountaineering, we propose to study the sense of familiarity induced by the experience of the mountain landscape. How does it manifest itself, and what are its models? What form of narrative or achievements (artistic or otherwise) does it give rise to? Can we describe common mechanisms beyond the individual experiences and the sites evoked? What concepts or theoretical tools can be borrowed from different disciplinary fields (geography, sociology, anthropology or philosophy) to characterise this perception of landscape and how can they enrich the critique with new methodological tools? Can we link the modes of apprehension of the past to the experience of landscape as it appears today?

Can this notion of familiarity be traced in time and borders and be called upon to describe the emergence of a common European cultural identity or does it instead outline distinct and competing nationalistic viewpoints?

Papers may focus on specific figures or address broader considerations and refer to methodological tools of the human and social sciences. They may also address the fertile relationship between art and science and address questions of terminology and epistemology.

Proposals for a twenty-minute paper should be sent before 15 February 2021 to the following address: laurence.roussillon-constanty @ univ-pau.fr