Voix/Vocalités

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ALTER - Arts/Langages : Transitions et Relations

CONTACTS

Directrice : Hélène LAPLACE-CLAVERIE

helene.laplace-claverie @ univ-pau.fr     

 

Secrétariat : 05.59.40.73.76

Muriel Guyonneau

 

Ingénieur d'études : 05.40.17.52.88

Anne-Claire Cauhapé (ac.cauhape @ univ-pau.fr)

             

Appui à la Politique de Recherche : 05.59.40.72.36

Marie-Manuelle Marcos (marie-manuelle.marcos @ univ-pau.fr)

 

 

 

COLLECTION HAL

 

 

UNITA/ Label Université Européenne

 

Référentes pour ALTER :

Françoise Hapel

Laurence Roussillon-Constanty

 

 

 

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Laboratoire ALTER

Université de Pau et des Pays de l'Adour
Avenue du Doyen Poplawski
BP 1160
64013 Pau cedex

 

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Voix/Vocalités Séminaire de recherche 2020/2021

 

Coordonné par Laurence Roussillon-Constanty et animé par Joana Etchart, Tracey Simpson et Simona Tobia 

Au sens où on l’entend communément, la voix est ce qui définit notre humanité et ce qui en pose aussi la limite : du premier cri au dernier souffle, la voix est chez l’homme ce qui précède la parole ou le chant, ce qui surgit dans le plaisir ou la douleur, ce qui marque l’absence et disparaît sans le relais de l’écriture ou de la transcription. La voix nous définit et nous différencie autant qu’elle nous lie, elle est irréductible et peut néanmoins se faire entendre à travers des formes aussi variées que la production artistique ou les écrits politiques (où l’on évoque les voix de manière métaphorique). En science (orthophonie, thérapie par la voix), la voix est un objet d’étude et un symptôme.

Pour sa première édition, le séminaire « Voix » a pour objectif d’engager la réflexion sur cet objet commun en proposant des interventions croisées de plusieurs chercheurs anglophones dont les travaux s’appuient sur des archives orales et des témoignages historiques qui mettent en jeu la voix à différents niveaux.

 

Calendrier des séances 1er semestre 2020

 

1.  22 octobre 2020, 12h-13h00: présentation du séminaire. Salle du Conseil - Bât Lettres UPPA 

 

2.  5 novembre 2020, 15h30. En ligne - plateforme TEAMS - code d'accès  " j1hci0f "

Auteure invitée: Sara Sinclair, auteur de:  How We Go Home: Voices from Indigenous North America (Voice of Witness)

Sara Sinclair est une chercheure spécialiste de l’histoire orale. Diplômée de l’Université de Columbia (USA), elle a été chargée  du projet d’histoire orale Robert Rauschenberg dont elle a conduit tous les entretiens. Elle a récemment publié un livre issu de ce projet en collaboration avec Peter Bearman et Mary Marshall Clark.

Au cours de ses études, Sara Sinclair a mené une série d’interviews auprès d’étudiants nord-américains issus de minorités indiennes appartenant à des communautés vivant dans des réserves et elle les a suivis à leur retour sur leurs terres d’origine. Le produit de ses entretiens a donné lieu à un livre, How We Go Home, through Voice of Witness Story Lab.

Pour son intervention, elle parlera de son dernier ouvrage, intitulé, How We Go Home: Voices from Indigenous North America (Voice of Witness), 2020.

(From http://oralhistory.columbia.edu/our-alumni-blog/People/sara-sinclair?rq=sara)

Présidente de séance: Simona Tobia

Langue de la rencontre : Anglais

 

 3. 3 décembre 2020 15h30-17h. En ligne - plateforme TEAMS

 

L’histoire de l’Irlande depuis les années 1910 : un siècle de femmes ?

Auteure invitée : Lynda Walker 

Lynda Walker est l’une des auteures du site web “Un siècle de femmes (A Century of Women”), une initiative née d’un mouvement connu sous le nom de « Reclaim the Agenda » en Irlande et qui consiste à retrouver la parole des femmes dans l’histoire récente du pays en leur assurant visibilité et reconnaissance. Il s’agira dans cet échange d’une présentation du projet, du site et de la méthodologie de travail adoptée par les auteures.

Pour plus de détails, suivre les liens : https://www.acenturyofwomen.com/  et https://www.reclaimtheagenda.com/

Modératice : Joana Etchart (UPPA)

La séance sera diffusée à partir du logiciel TEAMS. Si vous souhaitez y participer, veuillez vous inscrire au préalable à l’adresse suivante : joana.etchart @ univ-pau.fr. Vous recevrez un lien vous permettant de suivre la séance.

La séance aura lieu en anglais, mais nous serons en mesure de proposer la traduction simultanée en présentiel, pour les collègues qui pourront se rendre à l’université (en salle 317). Si ce service vous intéresse, merci de vous inscrire auprès de Joana avant le 26 novembre : joana.etchart @ univ-pau.fr

 

4. 11 mars 2021 13h30 - 15h30 . Salle 11 Bât Lettres 

Atelier Je suis ma voix, avec Marie Géligné

« La voix qu’est-ce que c’est, à quoi ça sert et comment ça marche ? ». Le fait d’émettre un son engage mon corps entier, mon souffle, mes émotions et aussi mon histoire. Elle est donc « moi ». Je propose pendant mon intervention (interactive) de vous donner envie de dé- couvrir cet instrument extraordinaire qui vous permet de vous exprimer à travers le langage (son sens et son esthétique) et aussi à travers ses sonorités, où trans- pire mon esprit, mes émotions, mes désirs… La voix existe avant les mots et au-delà d’eux. Je vous proposerai de petits jeux de voix de souffle... l’occasion de mêler nos sons afin de mieux en saisir l’essence pour ne pas dire l’essentiel.

Modéré par Tracey Simpson

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5. Vendredi 2 avril, 14h30-16h, Zoom

« Voix de l’ombre : la parole des pensionnaires des workhouses à l’époque victorienne »

Invitée : Fabienne Moine (UPEC)

 

 

La nouvelle Loi sur les pauvres de 1834 met fin à l’assistance aux indigents à domicile en instituant des établissements de secours, les workhouses, qui imposent une discipline pénitentiaire sans toutefois être des prisons. A la fois ateliers de travail et hospices, les workhouses ont accueilli, jusqu’à leurs fermetures dans les années 1980, des centaines de milliers d’indigents, dont l’identité est souvent réduite à un nom et un matricule sur un registre. La grande majorité des documents sur les workhouses proviennent de sources officielles, presqu’exclusivement produites par les élites. La parole des pauvres n’est pas totalement inaudible, mais elle est cachée ou assourdie par la multitude de voix légitimées par l’autorité et le capital. Cette présentation explorera quelques formes, généralement courtes, de documents écrits par des indigents entre 1834 et les dernières décennies du XIXe siècle. Des lettres de plainte, des graffitis laissés sur les murs et quelques poèmes illustrent les conditions de vie des résidents mais indiquent aussi qu’ils cherchent à regagner leur dignité, à reconstruire leur identité individuelle et collective, à élaborer des réseaux solidaires et, souvent, à se réapproprier l’espace de la contrainte pour en faire un lieu où leur parole est moins limitée ou formatée.

Fabienne Moine est Professeure de civilisation britannique à l’Université Paris Est Créteil et Vice-Présidente de la Société Française des EtudesVictoriennes et Edouardiennes. Elle est l’auteure de Poésie et identité féminines en Angleterre 1830-1900 : Le Genre en jeu (L’Harmattan, 2010) et de Women Poets in the Victorian Era: Cultural Practices and Nature Poetry (Ashgate 2015 ; Routledge 2016).

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6. Jeudi 28/10, 15h-17h, salle 31 bâtiment Lettres 

« the thing is » et structures apparentées : les apports d'une approche prosodique

Invitée : Florine Berthe

Ce séminaire propose de traiter des liens entre syntaxe et intonation et plus généralement de ce qu’une approche prosodique peut apporter à une analyse linguistique. Afin de proposer des éléments de réponse, nous prendrons pour exemple une famille de structures syntaxiques qui regroupent ce que Keizer (2013) appelle des structures en the-N-is, telles que « the things is », « the point is », ou encore « the point is », ainsi que des structures qualifiées de clivées en th- chez Collins (1991), qui fonctionnent de manière analogue à la structure pseudo-clivée. Notre étude se basera sur un corpus d’anglais oral britannique qui regroupe des podcasts radiophoniques, des communications scientifiques ainsi qu’un dé- bat parlementaire.

Dans la littérature, ces marqueurs reçoivent des appellations diverses qui mettent en avant leurs propriétés syntaxiques. Ils sont tout d’abord qualifiés d’énoncés spécificationnels. Suivant cette approche, ces marqueurs sont étudiés pour l’identification qu’ils permettent. Il est alors dit que l’enjeu de ces énoncés est de spécifier ce à quoi la structure renvoie. Les approches fonctionnelles qualifient ces marqueurs de structures focalisantes. Elles étudient alors ces structures pour leur agencement syntaxique et informationnel, qui permet une mise en valeur du segment qui suit la structure. Enfin, les approches interactionnelles qualifient ces marqueurs des structures projectives. L’idée derrière ce terme est que ces structures, en raison de leur schéma syntaxique incomplet, laissent attendre une suite à venir.

En anglais, l’intonation, de manière similaire à la syntaxe, peut être utilisée afin de mettre un valeur un segment ou encore afin de projeter une suite à venir. L’enjeu de la communication sera ainsi de voir dans quelle mesure la syntaxe et l’intonation sont complémentaires à cet égard. Nous montrerons également qu’il existe des régularités intonatives et que leur étude permet de mettre au jour d’autres fonctions discursives occupées par ces marqueurs. 

Florine Berthe est doctorante en linguistique anglaise à l'Université de Lorraine (Laboratoire IDEA), en co-tutelle avec l'Université d'Augsburg (Allemagne). Ses travaux portent sur l'analyse de l'anglais oral et se situent à l'inter- face entre prosodie, syntaxe et discours. A ce titre, elle s'intéresse au fonctionnement prosodique et discursif des marqueurs de (ré)agencement.

Modératrice : Christine COPY (LISAA, Université Gustave Eiffel)